
Installer une nature morte : installer une image. C’est un travail précis, car il se base sur des résonances intérieures. Quand on suit ces résonances, c’est une langue précise. On sait qu’un rien peut la modifier, la faire disparaître ou produire une tension, un relâchement inutiles. Souvent des solutions séduisantes se présentent, mais elles ne produisent pas un sentiment d’accord profond. A d’autres moments, on perd la simplicité. (9.94)
Alexandre Hollan – Je suis ce que je vois – Notes sur la peinture et le dessin – 1975-2015 – Editions érès – 2015
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