Quelqu’un tisse de l’eau (avec des motifs d’arbres en filigrane). Mais j’ai beau regarder,
je ne vois pas la tisserande,
ni ses mains qu’on voudrait toucher.

Quand toute la chambre, le métier, la toile
se sont évaporés,
on devrait discerner des pas dans la terre humide…

(Philippe Jaccottet – L’encre serait de l’ombre – Notes, proses et poèmes choisis par l’auteur – 1946-2008 – Poésie Gallimard – 2011)

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